[Animation hebdomadaire] Parlons images

#1
Le principe de l'animation est simple. Je poste une image, et les membres inspirés nous écrivent une histoire en rapport avec cette dernière.
Celui qui m'aura le plus convaincu prendra le relai en postant sa propre image. Il choisira lui aussi son texte préféré perpétuant ainsi le déroulement de l'animation.


Règle et critères de participations :
- Pas besoin de faire long, les textes courts sont acceptés.
- On ne peut pas écrire de texte quand on est le posteur de l'image (logique).
- Les participants s'engagent à poster une image en cas de victoire.

Je lance le bal :
► Afficher le texte
Vous avez donc jusqu'au lundi 24 Avril pour participer si vous le souhaitez :)
Modérateur

Re: [Animation hebdomadaire] Parlons images

#2
La participation :

J'avais l'impression d'être là. Comme si je te surveillais, comme si je te protégeais. "Retourne toi" que j'avais envie de te crier. Mais tu ne bougeais pas, tu restais là face à cette grande étendue lumineuse. Ce qui semblait t'aveugler, moi cela me rendait plus fort.
Et puis il y a cet univers, ce parallèle désastreux dans lequel tu n'existes pas. Je crois que je suis ailleurs. Que tu es beau, là, resplendissant.
Je n'ai pas mal, rassure toi. Je vais bien désormais. Et puis surtout, je ne te quitterai plus jamais.

Re: [Animation hebdomadaire] Parlons images

#3
- Le sable sur ma vue m'offrais un paysage aride et sec comme la faim. Un pic d'une évidence marquée vint soulever mon doute... rien... juste de la poussière de sable entassé sur des kilomètres de chaleur qui me coupait le souffle par sa teneur. J'aurais aimé être ailleurs, au delà de cet étouffement dans ce désert paumé... j'aurais juste voulu un peu d'eau, de réconfort, de vie... pourquoi tant de souffrance ? Es-ce pour ma couleur ? Es-ce pour ma richesse ?...
Je m’effondre bientôt sur le sable, exténué. L'eau. L'eau me répétai-je en boucle dans ma tête, fluide revigorant, origine de nos vie pathétique et pourtant si rares dans nos contrés...
- Tu te rend compte que tu parle à voix haute ? En plus t'es blanc comme un pet !
- Rahhh la ferme, t'as gâché l'effet dramatique !
- C'est ta connerie qui est dramatique...
Image


“La sévérité prévient plus de fautes qu'elle n'en réprime. ” -Napoléon Bonaparte.
“La victoire obtenue par la violence équivaut à une défaite, car elle est momentanée.” -Gandhi.
“Au goulag !” -Joseph Staline.

Re: [Animation hebdomadaire] Parlons images

#6
Plop! Une participation sauvage surgit ;

"Boucassin ombrageux je te regarde,
De ton feu orangé tu me nargues,
Abscons de ce mirage et de ces ombres,
Je vois l'orage qui creuse ma tombe.

Barbon griffoné sur une toile de verre,
Tu me railles, je souris à la nouvelle ère,
La broigne que je porte n'appelle plus au Brugrave,
Silhouette éloignée, tête démembrée, j'en suis esclave.

Le feu boucanier se révolte, regarde,
Les sons du nacaire s'envole, prends garde,
Je chante la nuaison pour que tu m'appelles,
Avant que le nyctobate ne quitte la Chappelle.

A jamais sur ce mur il sonne,
Lisant sans fin une suite de palindromes,
Je m'égare et tu t'élances, Pandore,
Boucassin amoureux tu me regardes. "

Re: [Animation hebdomadaire] Parlons images

#7
J'espère qu'il n'est pas trop tard mais j'ai eu une idée d'après dernière minute. Bon du coup il est pas super travaillé, mais j'espère que c'est suffisant ^^ :

L'agressive mélodie d'une sirène retentit. Filtrant au-travers des rideaux n'étant pas assez épais, les premières lueurs du matin teintaient mes paupières closes d'un voile jaune. Je tentai de réajuster ma position, désireux de prolonger ma nuit bien trop courte, mais mes muscles m'ignorèrent. Que se passait-il ? Je commençai à paniquer face à cette paralysie tandis que j'envoyai de nouveau une vague de volonté à-travers toutes les fibres de mon corps. Seules mes paupières purent s'ouvrir. Mon regard qui devait porter quelque peu les effets d'une peur naissante parcouru toute la pièce, cherchant une explication à ce qui m'arrivait. La peur s’immisçait petit à petit en moi. Que se passait-il ? J'étais pourtant dans ma chambre, allongé sur mon lit. Tout semblait normal. Jusqu'à ce que mon regard ne se porte sur mon rideau clair au-travers duquel les rayons du soleil matinal se frayaient un chemin jusqu'à mes rétines. Une silhouette sombre, de forme humaine se tenait derrière. Elle s'approchait. Lentement. Très lentement. La panique prit le dessus, j’exhortais mes muscles à se mouvoir, j'ordonnais à mes cordes vocales de réagir, mais rien ne se passait. Pendant ce temps, l'ombre continuait de se mouvoir, toujours plus étirée. Elle franchissait désormais l'ultime barrière que constituait le mince tissu. Des perles de sueurs commençaient à se former sur mon visage, mon regard ne savait plus où se poser, à la recherche désespérée d'une quelconque échappatoire. Mon cerveau bouillonnait, cherchant à comprendre ce qui ne pouvait l'être. Mon cœur atteignait un rythme effréné, prêt à jaillir de ma poitrine désormais immobilisée par l'apnée involontaire que mon corps s'imposait. L'ombre s'approchait toujours quand soudain elle s'évapora. Mes muscles se libérèrent et j'en profitai pour bondir de mon lit, puis courir comme un aliéné, me heurtant aux murs du couloir, négligeant jusqu'à la crampe qui me faisait souffrir pour finalement m'arrêter au niveau du salon. Je pris une grande inspiration et je jetai un coup d’œil par la fenêtre. Tout était normal. Les voitures circulaient, les piétons déambulaient, les pigeons les narguaient. Je me retournai une dernière fois afin de vérifier que tout était bel et bien normal avant d'enfin calmer mon palpitant au supplice. Après quelques minutes à m'apaiser et faire passer ma crampe, mon corps était enfin relâché, l'adrénaline ayant définitivement quitté mes veines avec la frayeur qui l'avait appelée. Je comprenais désormais la terreur que pouvait inspirer la paralysie du sommeil.

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